vendredi 21 février 2014

Hors-série: Jack et la mécanique du coeur (cinéma)



Bonjour les curieux! Vous n'êtes pas sans savoir que le contenu de mes articles est fortement influencé par mes activités de la semaine. Et bien, le weekend dernier, le loulou et moi sommes allés voir Jack et la mécanique du coeur au cinéma. Avant d'y aller, je m'étais dit que ça me ferait un article, en plus de ça "facilement" rédigé et qui m'aiderait à augmenter mon quota d'articles de réserve. En sortant de la salle, je me disais plutôt: "laisse tomber, faudrait le revoir une deuxième fois pour vraiment saisir et rendre par écrit la complexité du truc".

Pourtant, si je vous en parle là, ce n'est pas parce que je suis retournée le voir, mais parce qu'en parlant de mon ressenti à une copine, j'ai senti "les" vibrations, celles qui me font planer rien qu'à l'idée d'écrire sur un sujet en particulier. Alors je prends mon cerveau à deux mains et j'enclenche la machine à penser.

Mais c'est quoi ça Jack et la mécanique du coeur? Je veux dire, par rapport à Tempête de boulettes géantes ou toute autre sirène hurlante qui vous - enfin qui me - mette le cerveau en mode grill. Et bien c'est un dessin animé intelligent imaginé par des gens créatifs. Un OVNI quoi.

Plus concrètement, il s'agit d'un film français d'animation en image de synthèse réalisé par Stéphane Berla et Mathias Malzieu. Le Mathias Malzieu du groupe Dionysos, celui-là même qui a eu cette longue histoire avec Olivia Ruiz de la Star Academy (amis des people, bonjour!). Le film est inspiré du livre du même titre, également écrit par le leader de Dionysos (il fait tout lui se dit-elle impressionnée) et de l'album éponyme. Luc Besson est à la production.

Qu'est-ce qui m'a poussé à aller voir ce film avec le loulou? Ni le livre, ni l'album qui, je l'avoue, m'étaient tous deux inconnus, mais bien la bande-annonce. Nous l'avons vue en décembre juste avant le film Belle et Sébastien dont je vous parlais ici. Elle nous a laissé bouches ouvertes et yeux de merlan frit. Promesse fut faite de guetter la sortie. Je vous laisse regarder la bande-annonce avant de continuer.




L'histoire est donc celle de Jack (Mathias Malzieu), né à Edimbourg en 1984, le jour le plus froid de tous les temps. Tellement froid qu'il naît le coeur gelé. La sage-femme qui l'a mis au monde (et dont la principale activité est de réparer les gens) remplace son coeur par une horloge afin qu'il puisse vivre. 


Mais pour vivre, il devra respecter trois règles: ne pas toucher à ses aiguilles, maîtriser sa colère et ne pas tomber amoureux. Sa maman l'abandonne, non pas parce qu'il a désormais un coucou à la place du coeur, mais parce qu'elle estime qu'il sera mieux avec l'accoucheuse, le Docteur Madeleine. N'ayant pas pu avoir d'enfant, elle est ravie de l'adopter. 


Dix ans plus tard, Jack met enfin le nez dehors pour la première fois et tombe amoureux d'une chanteuse de rue myope: Miss Acacia (Olivia Ruiz). La belle disparaît du jour au lendemain et Jack, espérant la revoir, fait des pieds et des mains pour pouvoir aller à l'école. 




Là-bas, il sera le souffre-douleur de ses camarades et notamment celui de Joe (Grand Corps Malade), lui aussi amoureux de Miss Acacia. Les brimades vont durer quatre ans, jusqu'à ce que, suite à un incident, Jack soit contraint de quitter la ville. Il en profitera pour partir à la recherche de sa bien-aimée...






J'ai aimé absolument tous les personnages. Mais tous. Ce qui est quand même assez incroyable et rare pour être souligné trois fois au fluo! Je prends donc le temps de vous en parler un peu... 

Jack est attachant au possible. Sa voix, celle de Mathias Malzieu, est accrocheuse, même si au début, je me suis dit qu'elle ne collait pas avec le corps d'enfant de Jack, mais je suis vite passée  au-dessus.




Miss Acacia est adorable, avec un petit côté pète-sec quand même m'a-t-il semblé de temps en temps, mais juste ce qu'il faut. La voix d'Olivia Ruiz m'a également charmée. Et en voix chantée, c'est elle que j'ai préféré.


Joe est un vrai méchant effrayant, il m'a fait frissonner. (Le loulou est plus courageux que sa maman puisqu'il dit ne pas avoir eu peur de lui du tout) Sa voix, qui je le rappelle est celle de Grand Corps Malade, a eu l'art de me transpercer de part en part. Quel plaisir! Oui la voix de Grand Corps Malade me fait cet effet-là...hum... passons...


J'ai adoré aussi le personnage de George Méliès qui possède la douce et langoureuse voix de Jean Rochefort. La voix de Jean Rochefort, elle me suit depuis l'enfance puisqu'il était le narrateur des aventures de Winnie l'Ourson dans le Disney Channel de FR3 (à l'époque on disait "FR" et pas "France"). Le personnage est lui aussi charmant, aimant et aimable, il semble planer en continu. Il a un peu fumé la moquette le George.


Le Docteur Madeleine est visuellement très belle, mais pour moi, elle rejoint les personnages inquiétants du film. Elle fait partie des "gentils", mais elle a quelque chose de trouble, voire de dérangeant par moments. 


Autre personnage inquiétant, Brigitte, que j'ai adorée et à qui la chanteuse Dani prête sa voix. Mais je n'en dis pas plus pour ne pas trop en dévoiler sur l'histoire. Et non, je ne vous la montre pas celle-là (j'en montre déjà trop, mais qu'est-ce que c'est beau!).

Enfin, les fidèles Luna et Anna m'ont fait l'effet d'un régal. Régal seulement accessible aux adultes, leurs jacasseries étant compréhensibles uniquement à partir d'un certain âge.



Quid du contenu de l'histoire? Et bien je le vois comme une jolie fable initiatique. Il y a tellement de messages sur l'amour, les sentiments positifs et négatifs qu'ils provoquent, les relations qu'il crée... On y ramasse les métaphores à la pelle et c'est là qu'il faudrait que je le revoie pour pouvoir vous en dire plus. Ce film est trop riche pour qu'on puisse tout saisir et retenir en ne le voyant qu'une fois. L'air de rien, ce dessin animé peut nous amener à réfléchir à l'amour pour peu qu'on lise entre les lignes.


Notez que certaines scènes m'ont mis mal à l'aise, comme toute l'opération de Jack au début, pour lui placer son coeur, ça faisait froid dans le dos tout en étant très beau. Le loulou a eu peur par moment aussi, mais surtout quand le coeur de Jack défaillait.

Et puis, je ne sais pas si les gens n'ont pas compris la fin ou s'ils sont insensibles, mais j'étais la seule à pleurer quand les lumières se sont rallumées! Sans rien dévoiler, cette fin est juste géniale de par l'approche inversée si je puis dire les choses ainsi. En général, je vois bien quand plusieurs interprétations sont possibles moi qui ai tant de mal à affirmer mes avis (mon blog est en ce sens un bon exercice thérapeutique), mais là non, je n'en vois qu'une et... et... je me tais, si non je vais déflorer la fin du film.

Un mot quand même sur le visuel, je me rends compte que prise par mon engouement, je n'en ai encore rien dit! Mais vous en avez eu un aperçu à travers les images qui ponctuent mon article... Qu'en pensez-vous? Personnellement, je les trouve juste sublimes, poétiques, une invitation à la rêverie et au dépaysement.



Si vous voulez continuer à lire sur le sujet, je vous invite à vous rendre sur le blog le Livroscope où vous trouverez un article très complet avec des détails absents ici vu que je ne suis pas une spécialiste de Jack et la mécanique du coeur, contrairement à AnGee. 

J'espère que ma chronique vous a plu et que toutes ces belles images vous en ont mis plein les yeux!

Je vous retrouve avec plaisir la semaine prochaine!

Que votre weekend soit doux... 



Ness Butterfly
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